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Lauren Faure
Lauren Faure appartient à la grande famille de la chanson française, qu'aucune mode n'a su tuer, juste enrichir.
Lauren Faure aime la chanson. La chanson de facture classique, la chanson populaire, celle qui touche, que l'on fredonne dans la rue parce qu'on vient juste de l'entendre, et dont on se souvient d'autant mieux que l'amour ne quitte jamais la champ des préoccupations quotidiennes.
Point besoin pour cela d'être une chanteuse à voix - comprendre ici crier très fort - comme la mode l'a commandé ces dernières années.
Pour réussir à percer les armures émotionnelles de tout chacun, il faut avoir une voix juste, sensible, avec un grain impalpable.
« Une femme qui pleure », l'une des chansons phare, a tout de la grande variété française, du sens mélodique à la délicatesse verbale que l'on retrouve tout au long de son tout premier album « Regards de femme »(Epic-Sonymusic).
C'est avec distance et élégance que Lauren Faure reconnaît leur courage aux femmes : point de misérabilisme, nul apitoiement, mais la simple affirmation du sentiment ( le manque, la nostalgie, l'intuition des choses cachées) et de la féminité courageuse (« partout toujours une femme qui a peur et qui fait tout pour cacher ses pleurs »).
Lauren Faure a un tempérament et se reconnaît des aînés, qui ont eux aussi vécu le vague à l'âme et travaillé les sensations de manque, d'absence, de fuite devant l'amour : Edith Piaf est au premier rang. Lauren Faure a commencé à chanter ses chansons à l'âge de douze ans. Comme elle le dit : « Chanter l'Accordéoniste ou l'Hymne à l'amour, ça laisse des traces : ces chansons ont une force incroyable, une puissance . »
Lauren Faure aime chanter, donc.
C'est le principe de base, physique, immédiat.
Plaisir du chant, recherche de l'émotion.
Munie de ces armes, que les divas américaines, Céline Dion en premier lieu ou les stars européennes telles Mauranne, ont utilisé à bon escient, Lauren Faure est partie à la recherche de son style, balisé par le désir d'inventer des airs et des textes qui touchent le plus grand nombre, « en parlant de choses vraies, des sentiments cachés au fond de chacun de nous ».
Lauren Faure a écrit six des chansons de son premier album, en rayant de son paysage mental toute envie d'entrer dans les modes éphémères - ni décalé branché, ni photocopie des courants anglo-saxons, ni souci d'innovation pour l'innovation.
Originaire de Beauvais (Oise), Lauren Faure chante dans les bals à peine sortie de l'enfance, Puis elle arrive au bas, puis a une licence de lettres avant de se lancer dans la carrière.
Elle fait ses classes d'interprète, apprend l'engagement physique de la scène, avant de s'intriguer au Studio Alice Dona, où elle rencontre José Souc -compositeur de Rival, un titre qui servira à son auteur, Lauren, de laissez-passer.
Le sujet (un rival, et non une rivale), la vigueur du propos, la mélodie et une interprétation où le velours le dispute à la poigne, lui ouvrent les portes de l'univers discographique.
C'est ainsi que Lauren Faure croise tous ceux dont a besoin une jeune artiste pour débuter : des arrangeurs, des compositeurs, des auteurs - Christophe Marie, André Charbonneau .
Mais c'est en 1998, lors des dixièmes rencontres d'Astaffort, organisées en sa ville par Francis Cabrel, qu'elle acquiert la confiance nécessaire à un début de carrière.
En 1999, Lauren Faure se produit dans un piano-bar du quartier Latin - où le plublic est une pépinière de professionnels qui cherchent des talents - et où elle rencontre son futur manager.
Il lui présente ensuite Luka, compositeur de quatre chansons de l'album qu'il co-réalise avec Christophe Voisin.
« Etre chanteur, dit encore Lauren Faure, c'est effectuer un parcours individuel », loin des fabrications clés en main montrées par la télévision.
La sincérité est ainsi à la base du talent de Lauren Faure, en parfaite adéquation avec ce qu'elle chante.
Plus que jamais persuadée qu'être « auteur compositeur interpète » n'est pas qu'un jeu vain « mais porte du sens », elle signe la plupart des textes qui feront le propos de son deuxième album qu'elle prépare déjà.
Après s'être quelque peu éloignée de la scène pour que « Regards de femme » voie le jour, riche des nouvelles chansons qui continuent de nourrir son univers sensible, Lauren Faure est plus qu'impatiente de retrouver les émotions qui la bouleversent et la font vivre lorsqu'elle chante devant un public.
« Toujours une femme qui pleure » se substituera à « La fille de joie est belle au coin de la rue là bas ».
A cette petite différence près, Lauren Faure sait que les sensations seront les mêmes que lorsqu'elle chantait dans les piano-bars.
Ses prestations en première partie des concerts de Patrick Fiori en avril 2003 ont conforté ses impressions instinctives.
Pour elle « l'important c'est de faire briller les yeux ».
Dans les petites assemblées qu'elle a connues, comme au Palais des Sports de Paris, l'émotion passe, les yeux qui brillent sont toujours là.
Accompagnés des cris et battements de mains plus nombreux, ils se perçoivent seulement d'une manière différente : ils se devinent, et « c'est encore meilleur ».
Elle nous le livre simplement.
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Lauren Faure
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